Les personnages de Thierry Sigg rendent compte de la discordance du monde, de la violence de la société, d'une stridence qui fait écho aux grands hurlements de la terre, aux quatre éléments.
La tension est exacerbée par des rythmes de stries, qui remplissent les espaces intermédiaires tout en permettant de discrètes infiltrations, souffle du vent, flammes, ruissellement de l'eau. Des zones d'ombre surgissent par endroits, la toile noire recèle son propre clair-obscur.
Dans cette atmosphère vibrante, de trouble, d'insurrection, de danger imminent, le spectateur est pris à partie.

Isabelle Fiemeyer